Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 11:30

Cher Mâitre,

 

 

 

Enfin, vous montrez votre visage celui du raciste que j’ai toujours soupçonné. «  Cherche toi un boulot d’africain » m’avez vous dit la dernière fois dans votre cabinet. Un boulot d’africain afin que le blanc que vous êtes se sentent heureux. Mais quel genre d’avocat êtes vous ? Quel genre humaniste êtes –vous ? C’est bien ce que vous avez prétendu être la première fois où j’ai mis les pieds dans votre cabinet. Et que j’ai voulu que ce soit quelqu’un d’autre qui me défende. Un humaniste qui au pays des droits de l’homme dit qu’il faut qu’un nègre fasse un boulot d’africain afin que lui l’avocat blanc puisse se sentir vivre.

Jusqu’à quand croyez-vous pouvoir jouer avec moi ? Jusqu’à quand croyez-vous du fait de ma religion, je suis dangereux (bien que n’étant pas religieux du tout). Ce que vous faites là n’a pas d’autre nom que la haine. La haine nourriture quotidienne des âmes damnées, la haine qui fait que les gens faits pour s’entendre et vivre ensemble ne puissent pas vivre en bonne intelligence.

« Un boulot de nègre » pour le plaisir de Monsieur l’avocat.  N’est ce pas ? Je ne sais quoi répondre à un individu qui veut à tout prix me faire la peau parce que je suis noir et que lui a fait des études de droits.  Je ne suis pas content et j’entends porter plainte pour racisme caractérisé. Si c’est cela le droit ou la justice dans votre pays tirer les autres vers le bas pour des raisons de couleurs de peau ou d’origine sociale avec l’aide d’autres africains trop effrayés et contents de servir le blanc que vous êtes dans le seul but de détruire quelqu’un que vous n’aimez pas.

Il est urgent et nécessaire que cette histoire soit tirée au clair. Et le plutôt sera le mieux. Vous êtes un raciste une fois je le dis et s’il le faut vous enverrai votre escadron de la mort pour me faire la peau.

J’ai même vu des imbéciles heureux me dire à moi qu’ils n’aimaient pas ma personnalité. Tout ce que je suis parce qu’en tant que nègre je refuse de copuler avec des blanches justes pour montrer la bête qu’il y a en chaque noir. Comme le croit la plupart de la racaille qui veut ma peau. J’ai même vu des gens rentrer chez moi quand ils me croyaient hors du quartier. La petitesse organisée par vous et vos affidés. Le pire c’est que il y a même des personnes âgées dans vos troupes de haine.

Vous qui êtes un blanc, donc forcement supérieur, bêtement supérieur, bassement supérieur, ignoblement supérieur et qui ne  rêve que de me voir faire un boulot de nègre pour faire plaisir à votre ego.  C’est quoi donc un boulot de nègre ? Donne-t-il la possibilité de faire carrière. D’être bling-bling, de copuler méchamment avec des nanas afin d’afficher une mine radieuse de nègre qui ne rêve que de faire plaisir à son maître blanc. Tant que vous y êtes pourquoi ne pas m’appliquer le code noir ? cela aurait de la gueule. Un boulot de nègre, c’est quoi se faire entretenir par un blanche peut-être ? Un boulot  d’africain ? c’est  laisser même le plus  humble des blancs vous tutoyer ? « Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres. Qui oubliera qu’à un noir on disait tu, non certes comme à un ami, mais parce que le vous honorable était réservé aux seuls blancs ? »  Patrice Lumumba.  Et maintenant que fait-on sur votre initiative ?On me donne du vous sans grande conviction et on rit sous cape quand je passe parce que je suis par votre justice personnelle désigné comme quelqu’un qui n’a pas toute sa  tête . Juste parce qu’il refuse de faire des excuses à une femme qui a porté atteinte à son honneur. Mais que vaut l’honneur d’un nègre qui doit chercher un boulot d’africain pour le plaisir personnel et particulier d’un blanc qui toutes affaires cessantes à décider de le détruire.

                                                                         Abissiri  Fofana

Par abissiri fofana
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 11:26

                                              

 

 

Maîtres Michel Boob et Jean-Claude Petit – Huissiers de justice

 

 

 

J’ai fait  jusqu’ici le grand écart entre le silence et l’humilité. Le grand écart entre votre sévérité (ou méchanceté) et l’impertinence sinon l’impudence de certains de mes voisins ou d’autres personnes qui ne vivent que dans le but de me faire sortir de mes gonds par une provocation soutenue et quasi quotidienne.  Voici donc plus de quatre années que je subis les coups de boutoirs des uns et les insultes si ce ne sont les menaces d’expulsion de mon appartement par huissiers interposés. Jusqu’où devrais-je supporter les inquisitions des visiteurs non mandatés par aucune autorité ? Jusqu’à quand devrais-je subir les intrusions dans ma vie privée ? Pendant combien de temps vais-je entendre mes propos répéter à l’infini dans cette ville où les uns me tiennent pour dingue et les autres pour un  simplet à qui on donne un sourire de commisération ?

Or donc, au pays des droits de l’homme, on décida que moi, malgré mon passeport qui est tout ce qu’il y a de français je devais subir l’injure des uns, les insultes des autres et les menaces à mots couvert des  voisins. Et, cerise sur le gâteau, une interdiction de travailler depuis le 11 décembre 2006 avec pour corollaire les moqueries du genre « tu ne travailles pas assez ».  dixit un tel détenteur d’un pouvoir absolu.

J’ai bien reçu votre avis d’expulsion me demandant de quitter le 1 , rue des Ecoles 57140 Woippy à la date du 02 septembre 2008. Avis dont les références sont : Dossier :2083453-OH.  4188 EXPULSION. LOGI EST c/ FOFANA Abissiri.

Pour mémoire, je voudrais rappeler que depuis l’année 2000 que je suis à Metz, jamais je n’ai commis aucun crime susceptible de recevoir le châtiment à moi infligé depuis des années : voiture cassée pour refus d’un cadeau de ma femme, divorce sans ménagement, vie de sans domicile fixe dans un centre d’hébergement d’urgence,  perte de mes relations professionnelles ou amicales, mépris des uns, suspension de ma carte vitale pour excès de civisme, vandalisme sur ma boîte aux lettres, coups de sonnette à des heures indues à ma porte, et volonté manifeste de faire de moi un paranoïaque qui jamais ne pourra compter sur la bienveillance de personne dans cette ville où, seul s’humilier devant les tenants  d’un ordre dur est la seule voie de salut pour moi à qui on a tout cassé et tout ôté.

Récemment encore,  alors que je m’apprêtais à prendre le bus une jeune fille s’en est prise vertement   à moi au prétexte que je l’ai regardée.  veut-on que je me crève les yeux pour ne pas voir ces beautés fatales ?  Une autre fois un voisin mien m’a raconté qu’il détenait un passe qui certainement lui permettait avec la bénédiction de Logiest de pénétrer chez moi à n’importe quel moment. Puis,  il me suggéra d’aller voir une autorité de la place afin d’obtenir un emploi, un passe-droit.  Au pays des droits de l’homme le clientélisme est –il  le maître mot ?  Surtout lorsqu’on vous casse tout et raconte votre vie ? 

Autre débilité, sur laquelle je voudrais attirer votre attention, c’est, sans en avoir une preuve formelle,  que depuis un certain temps une personne avec qui je suis sensé discuter sur le net s’amuse à rependre tout ce que je dis dans la ville. Le pire elle prétend être en Chine mais, elle en sait plus sur  ma personne que moi même.  Aussi, la grande question Messieurs est,  ai-je le droit moi d’avoir un tant soi-peu d’intimité ? Non , cela ne saurait-être possible « tentation et humiliation sont des peaux de bananes sur ma route. »  Ai-je aussi le droit de porter une étoile de David  (sans aucune ostentation)  comme médaille à  la chaîne que j’ai au cou ?  On m’a même demandé si du fait que je m’appelais Fofana je pouvais prétendre être français ?( la personne avec qui je discute sur le net). Ai-je le droit de vivre comme tout le monde sinon, sans que par des moyens détournés on cherche à me piéger ? (via le net, via les voisins qui aimeraient savoir mes lectures et les rapporter à qui de droit etc.) Nous ne sommes pas à Moscou. Que diantre !

Or donc, je serai une fois  encore à la rue le 02 septembre 2008, comme la première fois en  septembre 2005. Que dire ? sinon répéter la sempiternelle prière qui est la mienne depuis   ces années lycée en Côte d’Ivoire « l’éternel est mon berger, je ne manquerai de rien, il me conduit vers de verts pâturages, il  restaure mon âme, il me conduit dans les sentiers de la justice. » Psaume 23 ou cette autre prière que moi Fofana, fils d’un autre Fofana  j’ai prononcé en des heures  de ma courte existence : « En toi, je me confie, que je ne sois pas couvert de honte, que mes ennemis ne se réjouissent pas  à mon sujet » Psaume 25 .  Car,  Messieurs voyez-vous jamais je n’ai été coupable d’un crime quelconque mais l’on voudrait à tout prix me convaincre de quelques méchantes choses afin de me couvrir de honte. Sinon, pourquoi, suis-je jeté hors de chez moi avec autant de fracas ? Jamais, je ne me suis rendu coupable de consommation de substance illicite. Nul part, je n’ai été coupable de viol, à aucun moment je n’ai fait partie d’un groupuscule aux intentions peu avouables. Mais, il faut laisser les choses se faire . Car quand les imbéciles  «  sont braves , ce n’est pas grave, » cela dure juste un moment.

Heureux celui qui ne marche pas selon le conseil des méchants et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs qui ne savent rien d’une affaire, mais que le clientélisme et la course effrénée d’une vie de miette rend  dociles comme des chiens fidèles à leurs maîtres, pour participer à la destruction d’un être qui refuse une justice haineuse, et bancale.

Maintes fois, la personne avec qui je discute sur le net a voulu savoir les raisons de mon attachement à ma bien-aimée. La réponse cher messieurs les menaçeurs d’expulsion, est simple comme les paroles du cantique des cantiques :  « Ma bien-aimée est à moi et je suis à ma bien-aimée. » Et  même si les mandragores jusqu’ici n’ont pas versé leur parfum sur notre amour du fait de votre haine récurrente je garde l’espoir que cela se fera avec ou sans votre menace d’expulsion. (Ma bien-aimée me connaît et je connais ma bien-aimée et je sais dans quel endroit du monde se trouve ma bien-aimée et sa constance me fait supporter les paroles haineuses de vos séides.)  Et je persévère dans l’amour de ma bien-aimée  d’abord et dans l’amour des autres qui n’ont que haine et clinquant car leurs maîtres, ne leur ont inculqué que cela.

Tous les jours dans ce morne quartier,  une andouille  patentée s’est crue  autoriser  de me faire la leçon . Ou de prononcer des paroles de haine qui selon son attitude ne s’adressait pas à moi. Dites-moi,  vos sbires sont-ils aussi mal dans leur peau,  jusqu’au point  d’insulter un passant sans histoire ? Elle est belle la fraternité dans ce quartier où la règle est de saccager les boîtes aux lettres pour faire plier quelqu’un ! Mais quand donc passerez-vous à l’action au lieu de lancer des paroles en l’air ?  Et, l’on me demanda si avec un patronyme comme le mien j’étais français, et l’on me questionna si je travaillais alors que tout est mis en oeuvre pour me détruire. Et l’on voulut   savoir par le biais de l’internet pourquoi, je menais une vie que vous croyiez de tout repos parce qu’à votre haine je ne souscrivais pas.  Voyez-vous au départ, je croyais qu’un formidable mouvement était en cours et que cela aurait permis  le bonheur pour tous et le progrès pour chacun. Que nenni, il s’agit de me faire insulter par des gosses à peine sortis de l’allaitement maternel.

Une fois encore, je refuse de me plier au diktat  de gens qui croient qu’on devrait leur manger dans la paume.

 J’ai l’honneur d’être.

 

P.S : Copie à Maitre Pougeoise (23, rue Serpenoise-Metz)

 

                                                                                    Abissiri Fofana

Par abissiri fofana
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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /Avr /2008 09:53

                                                                      

 

 

 

Cher Maître,

 

 

Le lundi 28 avril (hier donc) je suis passé à la Caf pour savoir pourquoi en consultant mon fichier  je n’avais aucun versement pour le moi de mai à venir. On m’a répondu que c’est parce que, je n’avis pas fait ma déclaration trimestrielle. Ce qui était faux, puisque je l’avais déjà fait au mois de mars. Mais, quelle ne fut ma surprise de constater aujourd’hui 29 avril que plutôt que de me verser les 400euros qui me reviennent, la dame qu’il m’a reçu n’a fait que virer la somme de 197 euros sur mon compte pour le mois de mai.

Par ailleurs, je tiens à vous informer que j’ai reçu  un courrier le 22 avril dernier de la MAIF faisant état  de ce que je suis redevable de la somme de 241,65 euros. Ce qui est faux puisque j’ai reçu une semaine auparavant un courrier de la même MAIF me disant que je devais la somme de 22 euros. Question ?comment en l’espace d’une semaine 22 euros se transforment en  241,65 euros ?

Mais là n’est pas la question, pour ne pas dire le problème. Le problème c’est qu’ayant fait un concours administratif dont les résultats sont prévus pour le 10 mai, un : ma carte d’accès à l’espace multimédia  a disparu pendant une journée entière. Chose qui jamais né s’était produite. Ma crainte vient du fait qu’une fille originaire de la Côte d’ivoire à qui je rends souvent visite a raconté que sont marie irait en Inde du 10 au 17 mai prochain. Le 10 mai je le rappelle est la date des résultats du concours que j’ai présenté.

Une fois encore question : son mari est-il celui qui veut à tout prix me faire échouer ? Je ne dis pas que je vais réussir à tous les coups. Mais, je m’interroge quant à l’agissement de cette fille qui sans me connaître veut faire croire que je n’aime que les filles au postérieure énorme. Ce qui soit dit en passant a le don de m’horrifier. Après avoir vainement essayé de faire de moi un chrétien ou un mangeur de porc, voilà qu’on veut à tout prix  faire de moi un raté, qui ne réussit rien.

Par ailleurs, je tiens à signaler que ladite fille n’arrête pas de donner des coups de fils chaque fois que je vais chez elle. Ainsi, le 17 avril dernier, alors que je devais aller en Belgique pour un festival de cinéma, elle m’a suggéré  d’aller à ma banque demander un découvert de 100 euros. Pour mémoire je n’avais qu’un découvert de 1euro. Et à ma grande surprise, en arrivant à la banque, tout le monde était au courant de ma démarche.  Pour couper aux commérages, je ne dois plus la fréquenter.

Autre chose, je sais que l’on veut me détruire dans cette ville à commencer par vous. Car, je ne vous ai jamais demandé d’être mon avocat, vous vous êtes emparé de mon dossier ce  5 octobre 2005, parce qu’il est bon de détruire un nègre. Car selon le mot de Césaire, « battre un nègre c’est le nourrir. » Ainsi vous m’avez fait divorcer au nom d’un pouvoir discrétionnaire dont vous seul disposiez face à un nègre que vous voulez voir dans un déterminisme social : Echec scolaire, échec social, alcool, drogue, mépris, et une tripoté d’enfants afin que le malheur le suive jusqu’à la tombe. D’ailleurs, vous ne vous  êtes jamais privé d’utiliser toutes les subtilités de la destruction des nègres ou des étrangers indésirables en France me concernant. Jugez en vous même. Un divorce bizarre, sans jamais passer devant un juge, « toi, tu es musulman ? », « toi tu es venu en 2001 », un  séjour dans un centre d’hébergement pour SDF là où ceux que les bonnes gens comme vous ne veulent pas voir dans des quartiers chics comme Metz –Queuleu.  Des mensonges récurrents dans le genre le juge dit « tu ne travailles pas assez » Alors que c’est mon désir de travailler qui m’a fait valu ce divorce.  Une tentative d’assassinat par une eau empoisonnée dans mon domicile avec la complicité de certains travailleurs de LOGIEST, une tentative de meurtre par écrasement  par une voiture, dans le quartier par la racaille. Le tout couronné par une volonté de perdre l’estime de moi-même en me disant d’aller voir une assistant sociale comme quelqu’un qui ferait partie de la lie de la société. Mieux, chaque jour à son cortège de méchancetés. Ainsi, on a même pris ma carte vitale en commençant par la bloquer un jour que j’étais allé la mettre à jour. J’ai découvert en sortant de la CPAM deux cartes vitales devant l’entrée et par civisme, je les ai rapportées. Le civisme d’un  pauvre nègre dans une ville de racistes, tout le monde s’en tape en ces temps de « bling-bling » !  On a même coupé l’électricité chez moi à une semaine de mon concours en mars dernier comme l’année dernière à la même époque à un jour du CAPES. Comme c’est beau le racisme surtout lorsqu’en cela certains individus originaires du même pays que moi donnent un coup de main pour détruire car vous ne le savez pas mais certains d’entre nous aiment à détruire les autres immigrés pour affirmer leur réussite. A croire que la réussite passe par l’écrasement des autres immigrés.  Jusqu’où irez vous dans votre destruction de ma personne puisque vous êtes celui qui tire les ficelles de ce jeu macabre qui ne s’arrêtera que lorsque je serai assez détruit. En deux ans depuis que vous avez mon dossier de divorce (que je ne vous  ai pas donné), on m’a refusé une formation au prétexte que mon niveau était supérieur à celui de la formation. On m’a refusé tous les emplois auxquels j’ai postulé, on m’a  saccagé ma boîte au lettres. Vous avez même contribué à raconter ma vie dans votre ville et on a voulu que toute honte bue j’aille m’excuser auprès de ma femme qui m’a cassé ma voiture. Vous avez même voulu faire croire que ma voiture n’était pas assurée.  Cela doit être très français. Puisque le but de la manœuvre est de me nier le fait d’être français. Car, si l’on considère que je suis français, j’ai bien le droit d’avoir un travail, à défaut d’être français, je suis un être humain. Vous voulez faire croire que je ne travaille pas assez, demandez donc à ceux avec qui, j’ai travaillé par le passé en Côte d’Ivoire, ou ici en France, ils vous diront. Et je crois pas avoir commis une seule faute professionnelle. Vous qui êtes un homme raffiné, un homme du monde, un français, resterez vous sans  relations sexuelles avec votre femme pendant  plus de huit mois alors que vous vivez sous le même toit ? Resterez-vous uniquement à vivre d’un seul salaire si vous n’êtes pas rentier ? Alors pourquoi à moi le nègre on demande un tel esclavage moderne ? Et quand je refuse un tel état des choses la machine raciale du Ku klux Klan local s’abat sur moi de façon sournoise. Il est vrai que nous ne sommes encore pas au « Strange fruit » de Billie Holiday, mais c’est tout comme. Vous êtes en mission commandée pour détruire quelqu’un qui ne vous a rien fait. Mais j’oublie, quelqu’un comme vous ne tolère un nègre que dans la mesure où il est victime de votre justice déséquilibrée. Votre justice on l’on apprend à un nègre que même marié à une blanche qui refuse de copuler avec lui, il doit courber l’échine. Sinon,  Il est promis aux feux de la géhenne.  Je parie mon dernier Kopeck que chaque jour l’envie de m’ôter la vie traverse quelques esprits dans cette ville.  On a même voulu m’intimer l’ordre de faire un enfant. J’ai même essuyé la méchanceté de quelques fonctionnaires de l’ANPE me demandant de rentrer chez moi. Ce que je veux bien. Mais le fait est que je ne crois pas cela soit la justice que de me faire divorcer en me menaçant de mort. Je ne crois pas non plus que cela soit la justice que de raconter la vie de quelqu’un  pour obtenir un divorce. Je ne crois pas non plus que la justice d’un pays comme la France soit faite de violence tout nègre que je suis. Je ne crois pas que la justice soit le lieu de tous les mensonges au prétexte que le justiciable est d’une extraction sociale que celui qui le juge le méprise. Je ne crois pas que la justice soit raciste. Je ne crois pas que la justice utilise la haine pour détruire quelqu’un juste parce qu’il a dit des choses sur son épouse  dans un moment de colère.

J’ai parcouru beaucoup de kilomètres depuis que je suis dans ce quartier morne. Et j’ai vu des visages résignés, j’ai vu des gens qui semblaient heureux de leurs sorts d’exclus d’un système qui les réduit au silence et au chômage. J’ai vu des gens qui préfèrent contourner la dure réalité en se livrant à des actes punis par la loi. J’ai fait plusieurs milliers de bornes et j’ai vu des gens qui se voilaient la face pour faire de leur vie une routine meurtrière. Et on me dit que mon pays d’origine à besoin de moi. Mais je ne suis pas indispensable. Je n’était rien d’autre qu’un rédacteur de base, qui une fois parti a été vite remplacé. Le racisme veut-il me faire partir de France ou de Metz ?

 Vous me le direz. Vous qui êtes mon avocat.

 

                                                                                  Abissiri Fofana 

Par abissiri fofana
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Vendredi 25 avril 2008 5 25 /04 /Avr /2008 16:29

 

Il est mort «  au bout du petit matin.. . dans cette ville plate étalée, dans cette ville inerte où cette foule désolée sous le soleil ne participant à rien de ce qui s’exprime, s’affirme, se libère, lui le fils, le poète, le politique, le combattant  qui toute sa vie a redonné à  la Martinique sa fierté de vivre, sa dignité d’être humain. Aimé Césaire, le rebelle a quitté « le monde de viol où la victime est une brute et un impie. »

 

 

« Le dernier des derniers soleils de la négritude est tombé. »  (Les pur-sang, in les Armes miraculeuses) .Le 17 avril dernier, Aimé Césaire est mort en Martinique à l’âge de 94 ans. Un concert de louanges a accompagné le Nègre fondamental en sa dernière demeure. C’est donc la fin d’une époque glorieuse pour la littérature africaine. Car, après Léon Gontran Damas( Guyanne), Léopold Sedar Senghor( Sénégal) , c’est au tour du fondateur du mot négritude de s’en aller.  Aimé Césaire, poète et homme politique a été de tous les combats depuis 1930, contre le colonialisme et le racisme.

Couvert d’honneurs, mais toujours rebelle, L’auteur du « Cahier d’un retour au pays natal » a été un homme politique d’une longévité étonnante. Maire de Fort- de- France de 1945-2001, le fondateur du Parti Progressiste Martiniquais (PPM)  a été par ailleurs député de 1946 à 1993.

Né en 1913, Césaire quitte la Martinique pour la France en 1930, boursier du gouvernement  au lycée Louis le Grand. C’est là,  qui se lie d’amitié avec Senghor et en réponse au racisme chronique des français de l’époque, ils forgent la « Négritude ».  Ensemble avec d’autres étudiants noirs, ils créent La revue « l’Etudiant Africain » en 1934.

Au cours de ses études, il commence la rédaction  du « Cahier d’un retour au pays natal. » œuvre majeure,  ainsi que le Discours sur le colonialisme (1950), la Tragédie du roi Christophe (1963). En 1939, Césaire, le nègre inconsolé, rentre en Martinique enseigné au lycée Victor Schoelcher.

Pendant la seconde guerre mondiale, il rencontre André Bréton, le père du surréalisme. Mais Aimé Césaire n’a pas été seulement qu’adulé, il y a eu à travers l’Afrique et le monde des gens opposés à sa vision de la négritude. Ainsi, certains comme Wole Soyinka jugeait que son concept de la négritude était trop mou  et plaintif: « le tigre ne crie pas sa négritude, il bondit et saisit sa proie. » D’autres comme Raphaël Confiant ou Patrick Chamoiseau, tenteront de se démarquer de lui. Car, ils trouvent sa thèse trop flou et pas assez politique.  Ils opposeront à la négritude de Césaire restrictif, la créolité  plus universelle et un refus de l’héritage français.

 

                                                                 Abissiri Fofana

 

 

 

Par abissiri fofana
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 14:35

 

 

C’est un livre facile à lire. Qui jette un regard nouveau sur la musique africaine dans son ensemble. Ecrit en 2002, « Playing with identies in contemporary music in Africa, éclaire le lecteur averti ou non du rôle prépondérant des artistes du continent  sur l’évolution de la société. Et l’affirmation des identités culturelles. Voici les nouveaux maîtres de la parole.

 

 

 

King Sunny Adé, Fela anikulapo Kuti, Cesaria Evoria, Tiken Jah, Alpha Blondy, Espoir 2000, Magic System, ou Didier Awady.  Trouvez le lien entre ces noms? En mille ? En cent ? Non, vous n’y êtes pas ? posons autrement la question ? Comment reconnaîtons le juju music du nigéria de la musique urbaine sénégalaise ? Ou bien Le facteur générationnel de la musique ghanéenne est-il le même que la musique Zouglou  des étudiants ivoiriens des années 90 ? Vous n’avez toujours pas la réponse ?  Procédons encore  autrement.  Quel lien y a t’il  entre musique et identité nationale ou identité tout court ?  C’est une colle n’est-ce pas ?   Tentons quand même de trouver une réponse à travers ce livre qu’est « Playing with identies in contemporary Music in Africa. »  Une œuvre collective de chercheurs africains et occidentaux. Paru en  2002, le livre de 182 pages, jette une lumière nouvelle sur la musique africaine qui en plus d’être une rythmique est aussi une affirmation de l’identité culturelle des nations dont sont originaires les artistes  et les musiques qui ont servi de corpus aux auteurs.

Un livre sérieux donc. Un livre qui utilise les sciences sociales comme la musicologie, l’ethnologie pour saisir son but. Ainsi, «  l’identité est  perçue comme un fait de conscience qui différencie les individus entre eux et, ensuite, les attributs d’un groupe qui lui confère une spécificité.  L’identité tend à se confondre avec l’acception du mot culture  qui renvoie à quelque chose de large : ethnique, régionale et nationale.  Ainsi,  la culture, notamment la musique est un moyen d’affirmation de son identité, tant individuelle que régionale ou nationale. » (in dictionnaire de la sociologie)

A travers des rythmes mondiaux comme le reggae, des genres locaux comme le Zouglou ( Côte d’ivoire), le M’balax( senegal), le Kadongo (Ouganda), ou le Morna (Cap vert),  le Maskanda (Afrique du sud), l’objectif de ce livre est de montrer que la musique bien que ludique n’est jamais innocente.  Pour preuve, lorsque Tiken Jah chante ou quand Espoir 2000 met en musique les paroles de la vie quotidienne d’Abidjan, ou Cesaria Evoria s’empare du micro, ou encore quand, sur un air de Rap, Didier Awady fait la satire du Sénégal c’est une façon de montrer ce que sont ces pays dans leurs identités. Mais  foin de phrases alambiquées !

Ciblons le chapitre 8 du livre qui parle de la musique ivoirienne. Une musique qui révèle ses non-dits sous la plume de Simon Akindes professeur à l’université duWisconsin (USA). Selon lui, la musique ivoirienne du reggae au Mapouka en passant par le Zouglou est une affirmation de l’identité de la nation, mieux elle est l’espace de l’affirmation de l’insubordination  de la jeunesse du pays face à un pouvoir sourd à ses problèmes et à ses malheurs. A travers, une analyse très critique, il montre comment la musique partie des faubourgs abidjanais rejoint la chose politique.  Citations de paroles des musiciens comme Serge Kassy, Espoir 2000, Alpha Blondy ou Tiken Jah  sont des prises de paroles pour attirer l’attention des dirigeants sur la déliquescence de la société. Mais surtout une manière de dire sa désapprobation sur une politique qui exclue une majorité de la population. En clair, pour l’auteur des lignes du chapitre 8, tout fonctionne comme les fables de la Fontaine : (Vous dansiez et bien chantez maintenant) « vous avez dansé,   eh bien écoutez maintenant les paroles. »

De fait, les artistes africains selon l’objectif de ce livre sont les vrais maîtres de la paroles. Paroles parfois violentes, parfois de suppliques, mais toujours visant  à affirmer l’identité de la nation avec des mots irrévérencieux, une ambition de dire son fait aux politiciens qui très souvent manquent de jugeote dans leur course effrénée à s’acheter de grosses cylindrées une fois au pouvoir.  Des thèmes comme la dénonciation de la  corruption sont ainsi fréquents dans les paroles des artistes, l’unité de la nation est récurrente dans les chansons.

Au total, « Playing with identities in contemporary music in Africa » est une œuvre de belle facture et facile à lire qui donne du grain à moudre à tous ceux qui croire que l’Afrique n’est pas n’est pas finie. Que l’Afrique est  à réinventer à travers sa musique. Que l’espoir demeure  dans un continent où les dysfonctionnements de l’Etat sont plus fréquents que des élections démocratiques.  Dans un continent où une critique à l’endroit des gouvernants est la porte ouverte à toute forme de censures. Un livre qui redonne espoir donc surtout avec ces maîtres de la paroles, qui refusent la langue de bois. Place à la parole crue !

 

Playing with identies in contemporary Music in Africa.182 Pages, Editions: Mai Palmberg , Annemmette Kirkegaard. 2002.

 

    

                                                         Abissiri Fofana

Par abissiri fofana
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 14:33

                                                                                                   

Inéluctable ? laissez-moi rire ?

 

 

 

« Inéluctable ». Voilà  un bien grand mot ! Mais comme cela me fait plaisir. Enfin, une bonne nouvelle. Je quitterai une maison que je n’ai occupé que parce que l’on m’y a contraint.  Je suis supposé dites-vous régler à vos services la somme de 858, 72 euros ? Au risque de me répéter et de paraître buter, je dis que je ne payerai rien. Car, je n’accepte pas que l’on me jette hors de ma maison par pure racisme et que l’on me demande de faire autre chose. Mon avis est que le droit est le même pour tout le monde. Même pour ceux qui comme moi n’ont rien fait de mal. Mai qui cependant doivent subire la haine destructrice de gens qui ne voient que la petite parcelle de pouvoir qu’ils peuvent exercer sur les  autres.

Inéluctable mon expulsion dites-vous ? qu’à cela ne tienne !  voudriez vous bien me dire quand vous me jetterez à la rue après avoir raconté ma vie et privé de tout emploi car je ne suis qu’un nègre que vous voulez voir faire autre chose. Vous avez cassé ma voiture. Vous avez voulu faire croire que je conduisais une voiture sans assurance. Car votre vérité de blanc est forcement la vérité. Comme dit ma femme ou mon ex-femme (c’est selon) « il y a ta vérité, il y a la vérité et il y a notre vérité ».  Equation malhonnête qui chaque jour jette de nombreuses personnes de couleur ou d’origine étrangère dans la rue et le désespoir. Me concernant,  vous n’aurez jamais le plaisir de me voir suicider. Je  trouve ridicule votre attitude qui consiste à user de votre statut pour faire inscrire sur mon livret de mariage, une mention de divorce.  Vous dites que mon expulsion est inéluctable.  Je n’en disconviens pas. Mais, je crois que déjà le 25 février j’ai reçu de vos services une assignation en référé.  Et que ,l’audience a lieu le 22 mai prochain.  Pourquoi ne pas attendre ce rendez-vous plutôt que de m’inonder de lettres ?

De deux choses,  l’une,  vos services manquent de communication entre eux,  et vous manquez de cohérence, et de logique. L’autre, moi je suis complètement dingue.

Mon expulsion est inéluctable certes. Mais, avez –vous le droit de jeter quelqu’un hors de chez lui et de raconter sa vie parce que vous êtes blancs et vous détenez une parcelle de pouvoir ? Avez-vous le droit de casser tout à un individu sur la seule base de la différence de sa couleur de peau et le tirer vers le bas ? Et après le menacer d’expulsion ? Mon expulsion dites-vous est inéluctable ? Je n’ai rêvé que de  cela du jour où j’ai mis les pieds dans cette maison. Car du jour où, j’ai mis les pieds ici dans le quartier il n’a plus été question pour moi d’avoir un emploi. Vue la sinistre réputation des lieux dans l’imaginaire des gens de la région. Aussi, je végète depuis quelques temps. Alors,  m’expulser, c’est m’enlever une épine du pieds.   Enfin les choses se précisent pour moi. Je pourrai enfin renter chez moi. Mon expulsion est inéluctable, dites-vous ?  Il ne faut jurer de rien ni défier personne. J’ai même reçu un courrier de la direction de l’équipement m’annonçant la fin de mon Allocation  pour l’aide au logement (APL).Soit !  Mais jusqu’à quand croyez-vous que je devrais subire ce chantage éhonté de votre part ? Jusqu’à quand devrais-je faire les frais de votre courroux ? Jusqu’à quand  vos gardes chiournes  se mêleront –ils de ma vie ? Jusqu’à quel moment devrais-je payer tribut à la bêtise des faiseurs de haine ? Bien sûr, je vais mourir, bien sûr il va mourir le rebelle. Mais sachez que je ne m’accommode pas  de vos méthodes qui consiste à vouloir me faire peur à tout moment. Je suis placide de nature et ce n’est pas vous qui changerez cela. Jusqu’à quand croyez-vous pouvoir m’inquiéter ?  Toute ma vie ?   Alors que Dieu nous vienne  tous en aide. Et que Dieu ait pitié de nous tous. Vous qui avez décidé de me détruire et moi qui ai décidé de me battre jusqu’à la mort.

                                                                                                                Abissiri Fofana

 

 

 

 

 

 

 

                                                                        

 

 

Par abissiri fofana
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Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /Mars /2008 15:23

                                                                                Woippy, le 19 mars 2008

 

Cher Maître,

 

Comment vous appelez : Maître ? Monseigneur ? Professeur ? A moins que Excellence ne soit ce qui vous convient le mieux.

Vous me pardonnerez, si j’ignore le titre honorifique qui vous revient, mais j’espère que vous ne vous en offenserez pas. Vous êtes un homme et aucun homme, parmi tous ceux que j’ai rencontrés jusqu’ici ne s’est jamais froissé qu’on l’appelle Maître.

Monseigneur  peut-être ?

Mais oui, c’est encore mieux. Mais ce sera cher Maître.  Je suis, encore impressionné qu’un personnage aussi éminent que vous ait décidé de détruire quelqu’un comme moi.

Mais ne protestez pas  si j’ai l’air de flatter quelqu’un comme vous.  Mais la rumeur publique par la ville m’a fait comprendre quel homme important vous êtes. Alors que moi, loque usée, chez qui on coupe le courant, qu’on jette hors de sa maison à cause de son extraction sociale, et qu’on dénigre à tout bout de champ parce que pas vêtu à la dernière mode de chez Dior ou de chez Prada mériterait l’humiliation de quelques blancs en mal d’affirmation de leur suprématie voudraientt me voir dans un tribunal.

Est-ce bien cela ? voilà un avenir pas très reluisant pour moi. Mais si cher Maître vous en avez décidé ainsi, je ne peux que me plier. Même si cela n’est pas une chose facile.

Quoi ? cher Maître vous voulez savoir dans quel type d’appartement je vivais avant que votre courroux inexplicable me précipite dans cette petite pièce où mon esprit borné ne comprend pas qu’on coupe l’électricité sans raison, et qu’on me rende visite sans m’avertir et qu’on veuille à tout prix me voir copuler méchamment avec quelques filles nubiles afin de procréer des enfants ?

Est-ce bien cela ? Vous ne me demandez pas une chose facile.  Je sais juste que des gens par la ville vont pour dire que je suis d’une religion inférieure et que par conséquent, je ne devrais pas vivre sous le même toit que ma femme. D’ailleurs, ils ont mis toutes leurs  forces à détruire  mon couple. Et je crois qu’ils y sont parvenus. Vous les connaissez. Vous les fréquentez certainement. , il vous arrive de prendre une collation avec certains d’entre eux.  Ils ont une violence sournoise. Ils sont si fourbes.

Oui, oui, cher Maître, je retire ce que j’ai dit. Je ne voudrais pas fâcher un être aussi important avec des relations aussi imposantes.

Quoi ? vous voulez que j’aille plaider pour que l’on rétablisse l’électricité chez moi ? Mais, je n’ose pas. Rien que d’y penser, j’ai des courbatures à l’idée des coups que certains des gens qui veulent me détruire parce que je n’ai pas fait d’enfants me donneront.

Vous savez, ils sont si malveillants. J’en ai rencontré un qui m’a dit qu’il était réfugié politique. Il prétendait être originaire de ma contrée natale. Je ne le connais ni d’Adam, ni d’Eve. Je veux dire, il ne représente que lui même comme moi je ne suis que moi. Mais, il est réfugié politique quand même. Il a le verbe très haut. Et, il m’a demandé de lui trouver une femme. Je ne savais pas que je gérais une agence matrimoniale.

Mais je vous fais encore mes excuses de vous parler de choses aussi terre à terre.  Mais, avouez qu’un réfugié politique que personne ne connaît pas dans son pays d’origine pour ses actions menées contre un gouvernement supposé anti-démocratique, cela ne court pas les rues.

Mais, c’est le genre à vous couper le courant avec une mine de pharisien.  Aussi, je m’en méfie. Mais vous savez, ils sont si méchants et si fourbes. D’ailleurs, un jour, il m’a demandé si m’a femme était noire. Question tendancieuse.

Comment ? vous voulez en savoir plus sur cet individu. Sur ce réfugié politique qui ne pense qu’à copuler sévèrement avec quelques filles de chez vous plutôt que de penser à faire avancer la démocratie dans son pays ? C’est que, j’ai peur de mettre en péril ma pauvre existence. 

Vous savez quoi ? Ils ont même réussi, à me mettre en contact avec une chinoise avec qui je suis supposé discuter sur le net en Anglais. Et pourtant, je doute d’eux.  Non ?  vous ne me croyez pas ! Et pourtant, ils sont même allés jusqu’à dire que je devrais être aux côtés de cette chinoise afin d’avoir une vie plus rose. Mieux, ils ont réussi à m’envoyer une photo d’elle afin de me montrer leur puissance. Comme je suis bête à manger du foin.  D’ailleurs, ils m’ont fait comprendre par un mail bien enlevé que le plus important était tout ce qui se passait au Darfur et non le fait que l’on me coupait le courant chez moi à quelques jours d’une échéance capitale pour moi. Vous voulez avoir les détails de cette affaire ?  Je veux bien mais,  cela une fois encore risque de mettre en péril ma pauvre existence. Je sais, je sais que mon quotidien n’intéresse personne et que je peux aller tranquillement au diable et que tout le monde sera tranquille comme Baptiste.

Cette coupure d’électricité n’est-elle pas un moyen de m’empêcher de faire sereinement un examen auquel je postule ?

Comment, j’ose douter des gens aussi important qui ont des relations de poids ? Quel homme de peu de foi qui ose accuser de racisme des gens au-dessus de tout soupçon. Que la honte soit sur moi. Mais, je n’irai pas m’humilier devant tant de bassesses.  Discipline, autodiscipline voici ma devise. Je me préparerai le jour, je dormirai la nuit sans lumière. Je mangerai quand je pourrai, un peu comme le loup et le renard de la Fontaine.  Ma liberté n’est pas à monnayer.

 

 

                                                                  Abissiri Fofana     

 

 

 

                                                                                Woippy, le 19 mars 2008

 

Cher Maître,

 

Comment vous appelez : Maître ? Monseigneur ? Professeur ? A moins que Excellence ne soit ce qui vous convient le mieux.

Vous me pardonnerez, si j’ignore le titre honorifique qui vous revient, mais j’espère que vous ne vous en offenserez pas. Vous êtes un homme et aucun homme, parmi tous ceux que j’ai rencontrés jusqu’ici ne s’est jamais froissé qu’on l’appelle Maître.

Monseigneur  peut-être ?

Mais oui, c’est encore mieux. Mais ce sera cher Maître.  Je suis, encore impressionné qu’un personnage aussi éminent que vous ait décidé de détruire quelqu’un comme moi.

Mais ne protestez pas  si j’ai l’air de flatter quelqu’un comme vous.  Mais la rumeur publique par la ville m’a fait comprendre quel homme important vous êtes. Alors que moi, loque usée, chez qui on coupe le courant, qu’on jette hors de sa maison à cause de son extraction sociale, et qu’on dénigre à tout bout de champ parce que pas vêtu à la dernière mode de chez Dior ou de chez Prada mériterait l’humiliation de quelques blancs en mal d’affirmation de leur suprématie voudraientt me voir dans un tribunal.

Est-ce bien cela ? voilà un avenir pas très reluisant pour moi. Mais si cher Maître vous en avez décidé ainsi, je ne peux que me plier. Même si cela n’est pas une chose facile.

Quoi ? cher Maître vous voulez savoir dans quel type d’appartement je vivais avant que votre courroux inexplicable me précipite dans cette petite pièce où mon esprit borné ne comprend pas qu’on coupe l’électricité sans raison, et qu’on me rende visite sans m’avertir et qu’on veuille à tout prix me voir copuler méchamment avec quelques filles nubiles afin de procréer des enfants ?

Est-ce bien cela ? Vous ne me demandez pas une chose facile.  Je sais juste que des gens par la ville vont pour dire que je suis d’une religion inférieure et que par conséquent, je ne devrais pas vivre sous le même toit que ma femme. D’ailleurs, ils ont mis toutes leurs  forces à détruire  mon couple. Et je crois qu’ils y sont parvenus. Vous les connaissez. Vous les fréquentez certainement. , il vous arrive de prendre une collation avec certains d’entre eux.  Ils ont une violence sournoise. Ils sont si fourbes.

Oui, oui, cher Maître, je retire ce que j’ai dit. Je ne voudrais pas fâcher un être aussi important avec des relations aussi imposantes.

Quoi ? vous voulez que j’aille plaider pour que l’on rétablisse l’électricité chez moi ? Mais, je n’ose pas. Rien que d’y penser, j’ai des courbatures à l’idée des coups que certains des gens qui veulent me détruire parce que je n’ai pas fait d’enfants me donneront.

Vous savez, ils sont si malveillants. J’en ai rencontré un qui m’a dit qu’il était réfugié politique. Il prétendait être originaire de ma contrée natale. Je ne le connais ni d’Adam, ni d’Eve. Je veux dire, il ne représente que lui même comme moi je ne suis que moi. Mais, il est réfugié politique quand même. Il a le verbe très haut. Et, il m’a demandé de lui trouver une femme. Je ne savais pas que je gérais une agence matrimoniale.

Mais je vous fais encore mes excuses de vous parler de choses aussi terre à terre.  Mais, avouez qu’un réfugié politique que personne ne connaît pas dans son pays d’origine pour ses actions menées contre un gouvernement supposé anti-démocratique, cela ne court pas les rues.

Mais, c’est le genre à vous couper le courant avec une mine de pharisien.  Aussi, je m’en méfie. Mais vous savez, ils sont si méchants et si fourbes. D’ailleurs, un jour, il m’a demandé si m’a femme était noire. Question tendancieuse.

Comment ? vous voulez en savoir plus sur cet individu. Sur ce réfugié politique qui ne pense qu’à copuler sévèrement avec quelques filles de chez vous plutôt que de penser à faire avancer la démocratie dans son pays ? C’est que, j’ai peur de mettre en péril ma pauvre existence. 

Vous savez quoi ? Ils ont même réussi, à me mettre en contact avec une chinoise avec qui je suis supposé discuter sur le net en Anglais. Et pourtant, je doute d’eux.  Non ?  vous ne me croyez pas ! Et pourtant, ils sont même allés jusqu’à dire que je devrais être aux côtés de cette chinoise afin d’avoir une vie plus rose. Mieux, ils ont réussi à m’envoyer une photo d’elle afin de me montrer leur puissance. Comme je suis bête à manger du foin.  D’ailleurs, ils m’ont fait comprendre par un mail bien enlevé que le plus important était tout ce qui se passait au Darfur et non le fait que l’on me coupait le courant chez moi à quelques jours d’une échéance capitale pour moi. Vous voulez avoir les détails de cette affaire ?  Je veux bien mais,  cela une fois encore risque de mettre en péril ma pauvre existence. Je sais, je sais que mon quotidien n’intéresse personne et que je peux aller tranquillement au diable et que tout le monde sera tranquille comme Baptiste.

Cette coupure d’électricité n’est-elle pas un moyen de m’empêcher de faire sereinement un examen auquel je postule ?

Comment, j’ose douter des gens aussi important qui ont des relations de poids ? Quel homme de peu de foi qui ose accuser de racisme des gens au-dessus de tout soupçon. Que la honte soit sur moi. Mais, je n’irai pas m’humilier devant tant de bassesses.  Discipline, autodiscipline voici ma devise. Je me préparerai le jour, je dormirai la nuit sans lumière. Je mangerai quand je pourrai, un peu comme le loup et le renard de la Fontaine.  Ma liberté n’est pas à monnayer

 

 

                                                                  Abissiri Fofana     

 

 

 

Par abissiri fofana
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Lundi 10 mars 2008 1 10 /03 /Mars /2008 13:56

                                                                           Woippy, le 5 mars 2008

 

 

Cher Maître Pougeoise

 

 

 

Deux ou trois choses. La première, un sms de ma femme daté du 05 mars 2008 : «  Abiss ce sont nos avocats qui devaient nous prévenir de l’issue de la procédure. Le mien l’a fait. Nous sommes officiellement divorcés et je dois te verser 250 euros jusqu’en juin inclus. Vois ton avocat. »  Deuxième chose : je suis passé le 4 mars en mairie de Metz pour avoir un acte de mariage. Je suis divorcé de ma femme par jugement rendu le 21 août 2007. Décision de résidence séparée du 8 avril 2005. Mention apposée le 07 décembre 2007. Et pourtant, j’ai toujours répondu à toutes les convocations relatives à cette affaire.

Troisième chose : une amie de ma femme que je connais m’a traité de « zinzin », alors que je me rendais au restaurant pour dîner hier soir. Standing ovation pour un tel abus de pouvoir.

Or donc, je ne vaux que 250 euros.  Or donc on peut faire divorcer quelqu’un juste parce qu’il n’a pas un accent très francisé.  Or donc, on peut détruire la vie de quelqu’un sans passer devant un juge.  Or donc quand, on aime que la poésie et la communication on est fou à lier. 

Mon Dieu, j’avais une autre idée de la France.  Mais passons.

Et moi qui croyais que votre pays était celui de l’irrévérence. Le pays du politiquement incorrecte. Je tombe de haut, pour avoir refuser la voiture d’une blanche qui n’existe que par la domination d’un nègre,  singeant le blanc dans ses moindres défauts. Le pire, « c’est que leurs manières sont empruntées et le son de leur voix est faux. » La Bruyère.

Ainsi, donc, je suis divorcé sans même avoir été averti.  J’ai du boire à la gourde des fous, pour ne pas être informé d’une chose aussi capitale. Une fois encore passons.

250 euros, je ne vaux que ça ! Cela fait 150. 000 CFA.  Même pas de quoi vivre le temps d’un week-end à Abidjan.  On est si peu de chose chez les blancs. Et on gesticule parce qu’on croit en la force du savoir et de  la connaissance. Encore une fois passons.

J’ai donc bu à la gourde des fous pour mériter un tel sort. Ma femme, n’a jamais été mienne, parce que mon accent la rebutait, mon extraction sociale la répugnait, mon physique l’horrifiait, mon outrecuidance insultait sa vision du monde, ma religion l’effrayait, ma volonté de travailler l’énervait. A moins que cela n’énervait que des gens qui croient que les alouettes nous tombent grillées dans la bouche du ciel .Mais passons.

« Je ne suis fait comme aucun de ceux qui existent, au moins, si je ne vaux pas mieux suis-je autre. » Henri Troyat, La tête sur les épaules. Elle ment, elle qui a son amant , mais qui joue les saintes nitouche.  Elle fait croire qu’elle va à un club de lecture, ou chez un acupuncteur. 250 euros, je ne vaux que ça ! Moi qui croyais que je valais un peu plus, on se fait des illusions sur notre valeur, surtout lorsqu’on est  d’une religion que notre femme blanche déteste.

Mais, je m’égare, je suis un peu « zinzin » de soupçonner une bourgeoise de choses aussi basses. Et pourtant, les railleries de ma belle mère sont présentes dans ma tête : «  Elle s’est rabibochée avec son ex. »  Certainement un nègre obéissant, avec un accent comme il faut.

Et pourtant, ma mère me l’avait dit : « Cet enfant sera la honte de notre nom. Chez les blancs à table, on ne croque pas les os. Le dimanche quand tu iras à la messe, tu mettras ton plus bel habit, avec un nœud papillon, et tu diras bonjour au curé avant de prendre ta communion. » Leon Gontran Damas ( Pigments). Je ne suis pas un nègre comme il faut, et je dois être divorcé sans ménagement .  Je ne suis pas un nègre comme il faut : «  tu  es  tout maigre », m’ a dit  ma  rude moitié. « Les musulmans, n’ont jamais rien , tout leur est dû. »  Pauvre de  moi qui n’a vu que le savoir et l’intelligence  que je soupçonnais chez elle. Quel nigaud !  Je suis vraiment un homme moyen, avec des possibilités limitées. On devrait me décorer pour mon manque de sagacité. A défaut, me ramener dans mon pays d’origine où, mon accent ne rebutera personne, surtout pas une bourgeoise en mal de nègres qui n’existent que par leurs membres viriles et quelques tours de passe- passe .

250 euros. « Nous avons assez de votre charité, nous voulons la justice. » Maxime Gorki (La mère.)

Dernière chose : un message récurrent sur ma messagerie chaque mois m’invitant à aller retirer un chèque. Ainsi, le dernier en date : « vous, n’avez toujours pas récupéré votre chèque ! Le numéro est 701924. Appelez vite le 0899706262 pour le retirer. Merci . » Ce sms est du 01 mars 2008 à 10h49.   La première fois que j’ai reçu ce genre de message c’était le 12 avril 2007. J’étais allé à Mulhouse pour savoir si je pouvais revenir pour travailler aux Dernières Nouvelles d’Alsace.  D’ailleurs ce jour là on m’invitait à retirer 10 centimes d’euros gagnés certainement de haute lutte. Mais, je suis méchant. Moi qui ne suis qu’un « zinzin. » Le professeur Freud aurait du mal à comprendre mon courroux chaque fois que je reçois ce genre de messages insultants. 

                            

 

                                                                          Abissiri FoFana

 

 

Par abissiri fofana
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Lundi 10 mars 2008 1 10 /03 /Mars /2008 13:54

 Cher Maître,

 

 

Je veux dire ma colère  sur votre  volonté de m’exclure et par la même occasion de faire de moi un pauvre au prétexte que je n’ai jamais rien réussi depuis que je suis en France.  Je vois les manœuvres de certaines personnes très peu disposées à mon égard  usent pour me faire  passer pour  un  instable, un incapable, un  handicapé. Je m’explique :

 Lorsque  vous me dites en 2006 que vous êtes à même de m’aider à trouver un emploi  moi je vous crois de bonne foi.  Depuis lors, je suis  au chômage.

Il est certes vrai que j’ai des biens de première nécessité comme l’alimentation, le logement, les vêtements.  Mais, il ne s’agit pas pour moi  de subsister. Lorsque je parle d’exclusion,  c’est cette volonté de votre part de faire de moi quelqu’un qui est en échec scolaire, qui a une difficulté d’insertion professionnelle, qui n’a même pas le droit de se soigner.

Quand je parle de marginalisation de ma personne, c’est cette volonté de votre part de m’imposer un divorce qui jamais n’a eu lieu. Quand je parle de pauvreté, c’est encore le fait que quand je vais chercher du travail,  il n’y en pas pour moi.  Votre silence sur la question me trouble.  Votre silence me tue parce qu’il me met hors de la sphère productive. Donc affaiblit mon réseau relationnel. Ce qui a pour but de m’éloigner durablement du marché du travail.  C’est un silence organisé qui vise à me juger inadapté donc voué à l’assistanat. C’est un silence disqualifiant Car cher Maître,  d’octobre 2005 à ce jour aucune discussion sérieuse quant à mon divorce n’ a eu lieu.  Et les conséquences sont terribles pour moi. Vous voudriez me tirer une balle en pleine tête que le succès de l’opération n’ aurait eu le même . Pour illustrer mes dires : je suis allé voir quelqu’un qui s’occupe de lutter contre les discriminations et les inégalités, il m’a dit que si je n’avais pas de boulot ce n’était pas un fait de discrimination mais juste parce que je ne suis pas à même de travailler et que je suis dans une logique de victimisation. Non , contre ma personne, il n’y a aucun racisme, aucune volonté de me tirer vers les bas c’est juste que je suis un sociopathe, un psychopathe que l’on traîne  aux urgences psychiatriques pour en faire un exclu. On a même voulu me faire prendre des anxiolytiques afin d’étayer une hypothèse scientifique. Cela s’appelle le silence organisé. Un silence qui tue.

 Vous voulez me voir faire autre chose. Mais quoi ? vous voulez que je trouve du travail, mais comment? Quand la volonté des uns est de déstabiliser quelqu’un de stable comme moi. La vérité est que j’ai un métier. Je suis journaliste connu ou pas. Reconnu ou pas. Mais votre silence organisé veut me voir faire autre chose. Juste un petit rappel. La féodalité n’est plus de mise. Je ne vis pas selon le bon vouloir d’un maître .  «  Trouve –toi un boulot » m’a dit  l’un de mes beaux- frères. Le pire au moment des faits j’en avais de boulot.  « Je suis le frère obscure qu’on envoie manger à  la cuisine quand il vient du monde », ( Langson Hugues).  Car c’est le sentiment que j’ai depuis que j’habite ici.  J’habite un quartier à problèmes.  Pour parler comme l’autre un quartier qui fait « France d’en bas. »

Dites-moi si mon mariage a été annulé comme  a  voulu me faire croire madame Di Passio, l’assistance sociale. Pour l’heure, je n’ai reçu aucun document juridique dans ce sens. 

Votre silence, crée chez moi de la colère, du ressentiment. Et vous voulez que dans ce silence troublé uniquement par ma colère rentrée et votre silence organisé je puisse faire quelque chose. Je ne veux pas ici refaire l’histoire de ma vie de couple que vous savez déjà. Mais je veux vous dire que je vous écris cette lettre pour avoir la possibilité de déménager du quartier  et trouver un emploi.  Car tout dans cette histoire rappelle un abus de pouvoir. Est-ce un abus de votre part ? Je ne le crois pas. Je ne le pense pas. Moi aussi je veux gagner de l’argent. Vous qui ne « travaillez qu’avec des gens qui ont envie de gagner de l’argent. » Car je suis fatigué de transporter cette valise de détresses, qui me fait penser que je vais mourir demain.

La vérité est que mon lot le voici : accepter de faire n’importe quoi qui ne suffit pas à me faire vivre et me taire, supporter de vivre dans vingt-sept mètres carrés, intolérable et me taire, supporter les propos malséants, de certains voisins ( hier soir alors que j’étais plongé dans la rédaction de ce courrier un voisin sonne à ma porte pour m’inviter à boire une bière. Ce que j’accepte. Une fois chez lui, il me dit avec emphase que sa petite amie est vraiment sa petite amie. ) Cela vole très haut.   Je suis fatigué des propos blessants de certaines personnes dans la rue, exténué d’ accepter les propositions brutales d’emploi et composer un visage aimable et me taire. Me taire, toujours me taire, si je ne veux pas l’expulsion (Chantage).  Lessivé d’ accepter que l’on sonne à ma porte sans discontinuer à des heures indues et me taire.  Un peu comme dans Elise ou la vraie vie :  « surtout, ne pas parler, surtout ne pas bouger, ne pas parler, ne pas bouger comme on dit à un malade aux membres brisés, ne pas bouger. Se taire et penser que quelque part des gens sont heureux. » Je ne veux pas vivre par procuration.

Hier encore dans ma boîte aux lettres, j’ai découvert un prospectus parlant d’insécurité dans le quartier. Je suis si dangereux, cependant, je ne crois pas avoir fait une grande entorse à la règle depuis que je suis ici en France. Et pourtant, on n’a pas hésité  à vouloir  faire croire que je conduisais une voiture avec un défaut d’ assurance. Mensonge, qui vise à me faire peur et à me faire taire. Me surveiller et me punir voici un autre de mes lots. Je ne crois pas avoir faillit une seule fois à la loi et pourtant une incivilité grandissante me guette tous les jours : en témoigne ma boîte aux lettres saccagée. A moins qu’ avoir une liaison avec une autre femme lorsque votre femme se refuse à vous est un crime passible d’exclusion et de mise à l’écart de la vie professionnelle quand on est d’une religion que l’on suspecte.     Me surveiller et me punir à la moindre incartade voici le maître mot de ce divorce iconoclaste. Ainsi, récemment, un sms que j’ai reçu de quelqu’un  dont je n’avais pas de nouvelles depuis 1999, me parlait de mon changement d’adresse. Je ne crois pas avoir commis une faute grave, mais chaque jour je reçois  des mails sur Internet me parlant d’une impotence dont je serais victime  et que pour cela je devrais acheter du Viagra (Injure à ma virilité).  Je ne crois pas avoir enfreins la loi et pourtant il est bon et bien de me détruire. Mais a-t-on le droit détruire quelqu’un pour une histoire de sexe ?   Dans l’entendement  de certaines personnes oui. Mais je ne crois pas  que quelqu’un puisse faire de moi ce qu’il veut. La féodalité étant révolue.

Si, mon plaidoyer ne vous émeut pas alors usez de votre influence pour que je rentre en Afrique où j’aurai la possibilité de faire partie de la vie. Vous l’avez fait une fois vous pouvez le refaire, en m’expulsant. C’est vous les plus forts, c’est vous qui faites divorcer les autres sans passer devant un juge au nom de votre capacité à organiser le silence qui tue.  C’est vous qui pensez que je ne suis rien à part quelqu’un qui est bon à subire votre loi du plus fort.  JE VEUX RETOURNER DANS MA MAISON INITIALE.

 

 

 

  Abissiri Fofana

    

      

Par abissiri fofana
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Vendredi 7 mars 2008 5 07 /03 /Mars /2008 10:15

                                                                              Woippy, le 03 mars 2008.

 

Cher Maître,

 

 

Le 25 février 2008, j’ai reçu une assignation en référé devant  Monsieur le président du tribunal d’instance de Metz. Ceci à la requête de la société HLM qui me loue mon F1. L’audience aura lieu le 22 mai 2008 à 9 h 30.

J’irai à l’audience. J’irai parce que c’est mon devoir d’être présent.  Mais auparavant, j’aimerais,  comme dans mon courrier du 8 janvier dernier vous dire que la colère toujours gronde en moi. La colère gronde en moi parce que depuis, des années j’ai le sentiment que l’on se livre à une partie de chasse sur ma personne.  Une partie sans merci qui ne s’arrêtera qu’avec ma mort.  Puisque depuis des années on refuse que ma vie prenne sens et valeur. Le seul avenir que l’on m’offre ici ce sont des procédures judiciaires.  Mais, je suis excessif, j’ai quand même le droit de m’agiter, de boire comme un trou, le droit d’essayer de partager la passion de certaines personnes pour les discussions oiseuses (en-dessous de la ceinture) sans jamais réussir à meubler le vide de mes jours. Il me faut toute ma volonté  pour ne pas céder au désespoir ou sombrer dans le cauchemar que l’on veut créer pour moi.  Je peux me raccrocher à des conversations avec des voisins, des connaissances,  je parviens ainsi, à donner un minimum de sens à ma vie depuis que des gens qui n’ont que la couleur de leur épiderme comme argument  en ont décidé ainsi.  Chaque jour, la ronde infernale des journées vides recommence.  Je souhaite juste que cela se termine comme une tragédie antique.

Je souhaite que cela finisse comme une tragédie car je suis en colère, je suis en révolte.  Je  suis en révolte contre des gens qui,  parce qu’ils ont un pouvoir au lieu de respecter ma liberté, entreprennent de m’opprimer.  Je suis un homme d’action , qu’on voudrait voir  au chômage. Après lui avoir cassé sa voiture, qui lui aurait permis de retrouver plus facilement un emploi.  Après m’avoir cassé ma voiture et mis à découvert, on voudrait faire de moi un être obéissance.  Cela n’est  pas possible. Car je suis comme l’homme de la frontière  qui n’hésite pas à recourir à la désobéissance lorsque sa liberté est opprimée.  La passivité n’est pas mon fort. A preuve de jour comme de nuit, je suis à Metz. En hiver comme en été, je suis à Metz, pour essayer de rencontrer des gens. Sait-on jamais ? peut-être qu’une opportunité se présentera. Mais, j’oublie, il faut que je fasse autre chose. Ne suis-je donc pas un nègre ? La dessus, on est d’accord, je n’obéis pas je ne ferai pas autre chose. La seule chose que vous pouvez faire c’est m’expulser vers l’Afrique vous qui n’avez pas hésité à casser ma voiture parce que j’ai refusé celle d’une blanche. Vous qui pendant des années avez fouiné dans ma vie privée par pur racisme. Il est temps pour vous de m’expulser vers mon cher pays d’origine. Vos menaces ne viendront jamais à bout de ma volonté de désobéir chaque fois que ma liberté est en cause.  Et que ma dignité d’être humain est bafoué.

Il ne suffit pas de signer une paix séparée pour que cela finisse. Je ne suis pas supposé vivre à Woippy, parce que le racisme de certaines personnes voudrait me voir divorcé.  Je ne suis pas supposé vivre dans un 27m2 riquiqui, alors que j’ai toujours vécu avec mon épouse. Je me révolte seul contre ceux qui font de l’inquisition sur ma vie sentimentale : « Ta femme est-elle noire ? » Veulent-ils savoir afin d’aller baver.  Je me révolte seul. Je ne me range pas du côté de ceux qui voudraient me voir m’engager dans une voie définie par eux alors qu’ils sont indisciplinés et n’ont que des histoires de culs à me raconter. Même si mon extraction sociale laisse supposer ce genre de chose. Je me révolte seul.  Parce que le racisme de certaines personnes me tirent vers le bas.  Il faut que cela finisse comme une tragédie antique. Je sais que les Dieux me puniront pour mon orgueil.  Je suis aux prises avec le Destin, déjà vaincu par des forces qui me dépassent. Je n’attend plus que le dernier coup de sagaie au flanc. Mais je me révolte seul. Et je lutterai seul jusqu’à la mort, et mourai sans une plainte comme le loup d’Alfred de Vigny. Car de toutes les façons, un homme seul est foutu d’avance. Oui,  un homme seul est foutu d’avance. Voici pourquoi, depuis trois ans, n’importe qui m’insulte, n’importe qui entre chez moi, n’importe qui, me tutoie, n’importe qui se moque de moi en racontant les parties de jambes en l’air qu’il a avec ma femme. Petitesses ! Toujours des petitesses !

Depuis 2005, dure donc  mon calvaire comme la passion du christ qui a duré trois jours, la mienne dure depuis trois ans. Faut-il le rappeler je n’ai nullement l’intention de me  mêler de religion. Mais, n’est-il  pas temps de mettre un terme à cette mort lente en me crucifiant pour de bon ? c’est-à-dire en me ramenant dans mon pays. Car, je ne ferai pas autre chose. Je ne crois pas que vous même vous imposiez à vos enfants de faire ce qu’ils n’aiment pas. Certes, je ne suis pas votre enfant. Mais moi aussi, je suis le fils de quelqu’un. Je suis le fils de quelqu’un et je demande à être ramener dans mon pays d’origine. Vous pouvez bien le faire, si vous m’avez fait divorcer de force, parce que je n’étais pas riche comme vous. Je ne veux pas vivre dans un pays où la justice fait divorcer les gens de force. On me tourne en bourrique. On veut me faire changer d’orientation professionnelle. On veut  mettre l’obscurité dans ma vie en me demandant de faire autre chose. J’ai encore la possibilité de retrouver la lumière chez moi. Et dire que, j’avais écrit que « nous travaillerons pour les autres, jusqu’à notre vieillesse, et quand viendra l’heure de notre mort, nous mourons sans un murmure et nous irons dire à Dieu que nous avons souffert, que nous avons vécu une vie d’amertume, afin qu’il ait pitié de nous ;  pour nous faire une place dans son paradis. » Anton Tchecov( in Oncle Vania)

A m’entendre, on croirait que je suis égocentrique. Alors que je parle ici du drame éternel de milliers de personnes qui par leur extraction sociale sont malmenées par des gens qui défendent la pureté d’une race ou des positions indéfendables dans la mesure ou elles bafouent la dignité humaine.  Les possédants d’un côté, et de l’autre ceux qui doivent crever au nom d’un déterminisme sociale. La question, cher Maître, n’est pas selon le titre du livre d’Hemingway d’  « en avoir ou pas », la vraie question est : a-t-on le droit de faire divorcer quelqu’un sans jamais passer devant un juge ? La question est , l’extraction sociale de quelqu’un est-elle un facteur disqualifiant  jusqu’au point d’exiger de lui de faire autre chose que ce qu’il a toujours fait ? si oui, alors expulsez moi. 

 

Ps : J’aimerais vous remettre mes documents administratifs afin de faciliter mon expulsion.

       Lorsque je rentrerai chez moi, j’irai caché ma déception des hommes auprès des miens.

                                                                                 

 

                                                                                                      Abissiri Fofana

 

 

Par abissiri fofana
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